jeudi 19 juillet 2012

Mon nouveau livre

Aujourd'hui grand jour : sortie (en autoédition) d'un livre dont aucun éditeur n'a voulu sous prétexte qu'il ne trouve sa place dans aucune de leurs collections :

Le livre B. A, BA d\'économie
 

Ce que dit la 4e de couv :
Ce que tout citoyen doit savoir d’économie.
Ce livre présente les faits économiques fondamentaux à partir de constats que chacun peut faire dans sa vie quotidienne. Par des raisonnements simples, en utilisant le langage de tous les jours, sans jargon mathématique ou autre, sans demander de connaissances qui dépasseraient le niveau du collège, il conduit progressivement le lecteur vers des idées plus générales qui l’aideront à comprendre les débats économiques et politiques du moment.

lundi 26 septembre 2011

Les modèles en économie

Le blog Rationalité Limitée a publié récemment un excellent billet sur « Les modèles en économie », qui tente de répondre à la question « pourquoi l’économie est-elle moins performante que la physique alors même qu’elle recourt à la même démarche scientifique, en particulier en utilisant la modélisation comme moyen de représentation de son objet d’étude ? » en présentant différentes thèses proposées par les philosophes des sciences.

Dans la deuxième partie de son billet, C.H. utilise l’exemple du duopole de Cournot. Plutôt que me livrer à une critique philosophique « autrichienne » des thèses présentées dans son billet, je vais utiliser le même exemple pour comparer les pratiques de modélisation des économistes à celles des autres sciences comme la physique ou la biologie.

dimanche 4 septembre 2011

La banque libre (suite)

J'ai découvert cet été un livre méconnu de Hayek, écrit en 1976, et qui trouve une actualité assez brûlante. Il y prend position contre le projet de monnaie unique européenne et propose à la place l'ouverture de la création monétaire à la concurrence.
J'y ai consacré un article lisible ici.

mardi 31 mai 2011

Echecs du marché, vocabulaire et méthodologie

Un fil sur la création monétaire (eh oui…) a dérivé vers les échecs du marché et est en train de dériver dangereusement vers la méthodologie, voire récemment vers une psychiatrie un peu nauséabonde. Comme je trouve cette discussion intéressante, je l’extrais de ce marécage et j’ouvre ce fil pour la poursuivre, au cas où ça intéresserait quelqu’un.

La controverse que je prolonge ici portait sur la définition des échecs de marché, que plusieurs interlocuteurs m’accusaient de ne pas connaître. Je repars donc de la définition de « échecs du marché » ou « market failures », dont je citais trois versions :

dimanche 29 mai 2011

Le désir de Providence

Comme tous les animaux supérieurs, chacun d’entre nous nait infiniment faible et totalement dépendant de ses parents. Bébés, c’est instinctivement que nous nous en remettons à eux et que nous cherchons à attirer leur sollicitude. Puis, au fur et à mesure que notre conscience s’éveille, nous prenons l’habitude de penser qu’ils sont là pour subvenir à tous nos besoins et résoudre tous nos problèmes. Et comme par définition ces problèmes nous dépassent, nous pensons qu’ils ont des pouvoirs que nous n’avons pas.

jeudi 9 décembre 2010

Capital et dette, ou dialogue sur le financement de La Poste, où on parle de Modigliani (Franco, pas Amedeo) et Miller (Merton, pas Marcus)

(dimanche 12 décembre) A la suite des réactions des auteurs de Mafeco, j'ajoute à mon billet du 9 une description de la façon dont il a été construit, qui semble ne pas avoir été évidente.

(§ ajouté le 12)
Pour construire ce petit dialogue, j'ai d'abord extrait des billets et des commentaires de Mafeco quelques phrases qui me semblaient faire problème, et j'en ai fait par simple copier-coller, la substance des répliques du personnage que j'ai appelé Edouard.
J'ai ensuite prêté au personnage que j'appelle Jean-Paul les arguments que je suppose tout praticien de l'économie aurait en réaction aux propos d'Edouard (le personnage...).
Pour assurer la continuité du dialogue, j'ai introduit dans les répliques d'Edouard quelques modifications de pure forme en m'appliquant à ne pas en altérer le sens.

jeudi 11 novembre 2010

Orthodoxie et hétérodoxies - sur un papier de Bernard Walliser

Le 4 novembre, au Cercle d’Epistémologie Economique d’Annie Cot, Bernard Walliser a présenté un papier très intéressant intitulé « La cumulativité du savoir en économie ». Je voudrais ici réagir au raccourci de l’histoire de la pensée économique par lequel se termine ce papier, et que je résume en extrayant quelques paragraphes :